Les évolutions pour 2026

Le DPE change… encore

Vous me direz que la prédiction est facile puisque le DPE évolue chaque année. On en a beaucoup parlé depuis six mois, le CEP (coefficient d’énergie primaire) pour l’électricité passe de 2,3 à 1,9 dans la méthode de calcul du DPE et de l’audit énergétique.

Petit ajustement, grands effets. Dès le 1er janvier, plusieurs millions de logements – notamment ceux chauffés à l’électricité – vont mécaniquement gagner une classe énergétique, sans effectuer les moindres travaux. Pour savoir si vous êtes concernés et récupérer gratuitement votre nouvelle étiquette, direction l’Observatoire de l’Ademe.

MaPrimeRénov’, le feuilleton continue

Nouvelle année, nouvelle saison. Qui a commencé avec un nouveau coup de théâtre : faute de budget, le guichet MaPrimeRénov’ est suspendu au 1er janvier. Plus aucune aide à la rénovation énergétique !

Jusque quand ? Mystère ! Quoiqu’il en soit, MaPrimeRénov’ n’échappe pas aux arbitrages budgétaires. L’État réduit la voilure sur les rénovations globales, avec un recentrage des aides sur les ménages modestes et des plafonds revus à la baisse. Et côté rénovation par gestes, on rappelle la fin du financement pour l’isolation des murs (intérieure comme extérieure) et pour les chaudières biomasse.

DPE collectif : la fin du sursis

Désormais c’est plus clair, puisque toutes les copropriétés même les plus petites sont concernées. Que l’immeuble d’habitation collective soit en copropriété ou en monopropriété, qu’il compte quelques lots ou au contraire plusieurs centaines, tout le monde (ou presque) est logé à la même enseigne.

Dès lors que le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 2013, l’immeuble doit disposer d’un DPE collectif. Ce diagnostic, indispensable à l’élaboration du Projet de Plan pluriannuel de travaux (3PT), est valable dix ans. Sauf, bien sûr, si l’immeuble est classé A, B ou C… sinon, il faudra remettre l’ouvrage sur le métier.

Le risque argile gagne du terrain

Et ce n’est pas franchement une bonne nouvelle, entre nous. L’Etat revoit sa cartographie, et à partir du 1er juillet 2026, c’est une nouvelle carte du risque argile qui devrait débarquer.

La tendance est claire : avec la multiplication des épisodes de sécheresse, le risque de retrait gonflement des argiles (RGA) progresse. Les zones à aléa moyen ou fort vont encore s’élargir. Résultat attendu : près de 12 millions de maisons concernées, soit six maisons individuelles sur dix en France métropolitaine. Une « mauvaise nouvelle » qui va peser de plus en plus lourd dans les transactions et aussi sur la facture assurantielle.

L’amiante des enrobés routiers : cadrage renforcé

Petite évolution technique qui n’a cependant rien d’anecdotique. L’amiante se cache aussi dans les enrobés routiers – on en a décidément mis partout. À compter du 1er juillet 2026, la norme NF X 46-102 devient d’application obligatoire pour les diagnostics avant travaux menés sur les immeubles non bâtis tels que les routes. Elle s’accompagne aussi de nouveaux prérequis pour les opérateurs intervenant sur ce type de mission. Un cadre plus strict, mais attendu, pour un diagnostic encore plus complet.

Et aussi beaucoup de surprises…

Tout n’est pas écrit. 2026 apportera aussi son lot de surprises à l’évidence. On pourrait parler de l’assouplissement des règles pour les propriétaires bailleurs de passoires énergétiques avec une proposition de loi poursuit son chemin à l’Assemblée nationale.
On peut aussi évoquer d’autres ajustements du DPE d’ores et déjà à l’étude : meilleure prise en compte du confort d’été, adaptation aux spécificités du bâti ancien… L’avenir comporte toujours une part d’incertitude. Mais une chose est sûre : en 2026 comme toujours Ex’im reste à vos côtés pour vous accompagner.

Plus d'articles ici