Vingt-cinq ans que le diagnostic immobilier existe… et notre métier reste encore largement méconnu. Pire : souvent mal compris. Résumée à une simple étiquette DPE, la profession traîne derrière elle une belle collection d’idées reçues. Quelques-unes qui ont la vie dure — et auxquelles on aimerait bien clouer le bec une bonne fois pour toutes.
1. Vous pouvez changer la note ?
Sans doute l’idée reçue la plus tenace… et la plus injuste. Car pour exercer, un diagnostiqueur doit être certifié, assuré, audité, formé en continu et respecter des normes strictes. Rien n’est jamais acquis : sa certification peut être suspendue au moindre manquement. Vous en connaissez beaucoup des professions autant suivies ? Entre évolutions réglementaires permanentes et exigences techniques pointues, le métier exige une expertise solide et sans cesse actualisée. La filière s’est considérablement professionnalisée : aujourd’hui, l’approximation n’a plus sa place.
2. La majorité des DPE sont frauduleux
Incompétent et fraudeur de surcroît, le diagnostiqueur a décidément tout pour plaire ! Ces dernières années, emportée par la déferlante du DPE bashing, la profession s’est vu tailler un costume XXXL. Qu’il existe des fraudeurs, personne ne le nie. Mais ils restent ultra-minoritaires. Un chiffre tiré d’une étude du Conseil d’analyse économique (donc sérieux) : moins de 2 % des DPE seraient « manipulés ». Autrement dit : la fraude fait beaucoup de bruit, mais elle reste très marginale.
3. Les diagnostiqueurs et agents immobilier s’arrangent
Non et non. Le diagnostiqueur est un tiers indépendant et impartial. La réglementation est claire : aucun lien capitalistique, aucune commission, aucune rétribution avec un agent immobilier ou toute autre partie prenante à la transaction. Et pour ceux qui penseraient que c’est purement théorique, la DGCCRF contrôle chaque année des centaines de cabinets. Factures et relations commerciales sont passées au peigne fin. L’indépendance n’est pas une option, c’est une obligation.
4. Le diagnostiqueur fait baisser le prix du bien
Autre cliché bien ancré : le diagnostic dévaloriserait systématiquement le bien. Si l’installation électrique présente des anomalies ou si le DPE affiche un G écarlate, oui, forcément, cela va peser dans la négociation. Mais le diagnostiqueur ne fixe pas le prix, sa mission est d’informer sur la réalité du bien. Ses conclusions permettent surtout d’éviter les mauvaises surprises et de sécuriser la transaction pour toutes les parties. Mieux vaut une réalité connue qu’un problème découvert après la signature.
5. Le diagnostiqueur est pointilleux
Oui… quand il s’agit de termites. Mais aussi d’amiante, de plomb, d’anomalies gaz ou électriques. Et c’est précisément son rôle. Le diagnostiqueur ne traque pas les défauts par plaisir : il applique une méthodologie réglementaire stricte. Si une anomalie apparaît dans un rapport, c’est qu’elle correspond à un référentiel légal précis. L’objectif n’est pas de compliquer une vente, mais d’assurer transparence, sécurité et information.
6. Le diagnostiqueur n’intervient qu’à la vente ou à la location
Croyance répandue… et totalement fausse. Certains professionnels interviennent uniquement lors des transactions, mais le métier va bien au-delà. Repérages amiante ou plomb avant travaux ou démolition, diagnostics PEMD (Produits, équipements, matériaux, déchets), contrôles périodiques, accompagnement technique : chez EX’IM le champ d’action est particulièrement vaste et s’étend tout au long de la vie d’un bâtiment.


